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Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont rompu avec le
passé en prenant la décision historique de transformer le Secrétariat de
la CEDEAO en une Commission en 2006. La différence entre ces deux
structures va au-delà du changement de dénomination et de l’augmentation
de l’effectif au niveau du management. Après trente années d’existence,
la CEDEAO est arrivée à la croisée des chemins. A trente ans, la CEDEAO
a atteint l’âge de la majorité, âge de la maturité et elle est en mesure
de prendre son destin en mains.
Des changements sont déjà entrepris avec le soutien des
partenaires au développement. Ces initiatives ont été encouragées par
les Chefs d’Etat et de Gouvernement lorsqu’ils ont approuvé la
transformation institutionnelle de toutes les Institutions de la CEDEAO.
En mettant en œuvre ce processus de transformation, qui
devra permettre à la CEDEAO de se repositionner vis-à-vis des
populations ouest-africaines en vertu des engagements qui avaient été
pris envers elles, les dirigeants de notre région ont pris en mains le
destin de leur organisation. En effet, en souscrivant à la vision des
Pères fondateurs de la CEDEAO, ils se sont approprié les objectifs
visant à améliorer les conditions de vie de ces populations, à garantir
la croissance économique et à créer un environnement favorable au
développement et à l’intégration.
Par sa transformation en une Commission dotée de plus de
pouvoirs et de Commissaires en charge de secteurs plus restreints et
clairement définis, le Secrétariat de la CEDEAO aura beaucoup plus
d’impact et aura une visibilité accrue dans les Etats membres.
En ce qui concerne le Parlement de la Communauté, la
restructuration vise à le rendre plus efficace en lui fournissant le
soutien nécessaire en matière de gestion. La Cour de justice de la
Communauté est également en cours de réorganisation et ses juges se
concentrent sur leurs compétences essentielles.
Les changements attendus ne pourront intervenir sans le
soutien du personnel de nos institutions. La tâche est immense, d’où la
nécessité d’impliquer tout le monde dans son accomplissement.
Les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont exhorté chacun
d’entre nous à contribuer à la renaissance de notre organisation pour
que le développement et l’intégration deviennent très vite une réalité.
LA RESTRUCTURATION DE LA COMMISSION
CARACTERISTIQUES PRINCIPALES :
-
Mieux s’adapter à l’environnement
international
-
Jouer un rôle plus efficace dans le
processus d’intégration et de développement.
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Un Président, un Vice-président et sept
(7) Commissaires.
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Un secteur plus restreint et clairement
défini, confié à chaque Commissaire.
-
Soutien des Etats membres au
renforcement des capacités pour la mise en œuvre des programmes.
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Des critères de nomination fondés sur
l’équité, la transparence et l’efficacité.
CONSEQUENCES DU PROCESSUS DE RESTRUCTURATION :
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Consolidation de l’esprit communautaire.
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Renforcement des pouvoirs de la
Commission.
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Renforcement de la supranationalité.
-
Adoption d’un nouveau régime juridique
(décisions directement applicables dans les Etats membres et par les
Institutions).
NOUVEAU REGIME POUR LES ACTES COMMUNAUTAIRES
La transformation du Secrétariat en Commission sera
accompagnée d’une mesure fondamentale : l’adoption d’un nouveau régime
juridique pour les Actes communautaires.
Jusqu’à présent, les obligations des Etats membres
étaient consignées essentiellement dans des Conventions et Protocoles
soumis à de très longues procédures parlementaires de ratification. Ces
procédures ont retardé l’entrée en vigueur des textes légaux, paralysant
ainsi le processus d’intégration. Toutefois, les Décisions de la
Conférences sont applicables immédiatement et s’imposent aux Etats
membres, tandis que celles émanant du Conseil des Ministres ne
s’appliquent et ne s’imposent qu’aux Institutions communautaires.
Sous ce nouveau régime juridique, le principe de
supranationalité devient prépondérant et l’accent sera mis de moins en
moins sur l’adoption des Conventions et Protocoles.
Les Actes communautaires seront des Actes additionnels,
des Règlements, des Décisions, des Directives, des Recommandations et
des Avis. Ainsi, la Conférence adopte des Actes additionnels en
complément au Traité. Ces Actes communautaires ont force obligatoire
dans les Etats membres et dans les institutions de la Communauté.
Le Conseil des Ministres édicte les Règlements et
Directives et formule les Décisions et Recommandations. Les Règlements
sont d’application générale et leurs dispositions sont directement
exécutoires et applicables dans les Etats membres. Elles sont
exécutoires dans les institutions de la Communauté. Les Décisions sont
exécutoires dans les Etats membres et s’imposent à toutes les parties
concernées. Les Directives et leurs objectifs ont force obligatoire dans
tous les Etats membres. Les modalités de réalisation de ces objectifs
sont laissées à la discrétion des Etats membres.
La Commission adopte les Règles relatives à la mise en
œuvre des Actes promulgués par le Conseil. Ces Règles ont la même valeur
juridique que les actes promulgués par le Conseil. La Commission formule
les recommandations et prodigue des conseils. Ces conseils et
recommandations ne sont pas exécutoires.
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