| CHAPITRE
II - MISE
EN OEUVRE DU PROGRAMME DE
TRAVAIL DE LA COMMUNAUTE
A) Retrait de la Mauritanie de
la CEDEAO
365.
Le 26 décembre 1999, le Secrétariat exécutif a reçu de la
Mauritanie une lettre de retrait de son appartenance à la
Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).
366. En réponse à cette lettre,
le Secrétariat a informé la Mauritanie qu'aux termes des
dispositions de l'Article 91 du Traité révisé, tout Etat membre
désireux de se retirer de la Communauté est astreint aux
obligations suivantes:
- notifier par écrit dans un
délai d'un (1) an sa décision au Secrétariat exécutif qui en
informe les autres Etats membres. A l'expiration de ce délai, si
la notification n'est pas retirée, cet Etat cesse d'être membre
de la Communauté.
- au cours de la période d'un (1)
an visée au paragraphe précédent, cet Etat membre continue de
se conformer aux dispositions du présent Traité et reste tenu de
s'acquitter des obligations qui lui incombent en vertu du présent
Traité.
367. Par la suite, des lettres ont
été adressées à tous les autres Etats membres pour les
informer de cette situation. Aux termes des dispositions du
Traité, la République Islamique de Mauritanie est donc tenue de
s'acquitter de toutes ses obligations et notamment de ses
obligations financières vis-à-vis de la Communauté. La
Mauritanie n'a pas accusé réception de ma lettre.
B) Cour de Justice de la
Communauté
368. En exécution des directives
données au Secrétariat exécutif lors du dernier sommet de la
Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement de prendre les
mesures nécessaires pour nommer les juges de la Cour de Justice,
et conformément aux dispositions du Traité de la CEDEAO, le
Secrétariat a envoyé des lettres aux Etats membres pour susciter
des candidatures. Sur la base de ces candidatures, le Conseil des
Ministres s'est réuni en session extraordinaire à Bamako le 24
novembre 2000 et a fait des recommandations à la Conférence pour
la nomination des juges de la Cour.
C) PARLEMENT DE LA COMMUNAUTÉ
369. Il importe de noter que le
Protocole sur le Parlement de la Communauté est entré en vigueur
puisqu'il a été ratifié par neuf Etats membres tels que
prescrits par le Traité de la CEDEAO.
370. Les Etats membres qui ont
ratifié le Protocole sont : le Burkina Faso, la Gambie, le Ghana,
la Guinée, le Mali, le Niger, le Nigéria, le Sénégal et la
Sierra Leone.
371. Je saisis cette occasion
pour inviter tous les autres Etats membres qui ne l'ont pas encore
fait, à ratifier le Protocole afin de permettre la mise sur pied
du Parlement comme prévu par le Traité.
372. La Conférence des chefs
d'Etat et de Gouvernement, lors de sa vingt troisième session
tenue à Abuja du 28 au 29 mai 2000 ont invité les parlements
nationaux à procéder à l'élection de leurs représentants au
sein du Parlement de la Communauté en vertu des dispositions
relatives à la période transitoire définie dans le protocole y
afférent.
APPEL À L'UNION EUROPÉENNE
373. Comme suite à la Résolution
A/RES.4/8/99 adoptée par les Chefs d'Etat et de Gouvernement de
la CEDEAO le 10 décembre 1999 sur la levée des sanctions qui
frappent la République Togolaise, les lettres pertinentes ont
été envoyées au Conseil des Ministres de l'Union européenne et
au Commissaire au développement (DG VIII) de cette institution
transmettant le texte de la Résolution des Chefs d'Etat et
lançant un vibrant appel pour la reprise des relations de
coopération avec la République Togolaise dans tous les domaines
d'activités.
374. Les sanctions ont une
incidence négative sur la vie des citoyens togolais dans un
contexte de plus grande pauvreté et de dégradation croissante de
l'économie. |